Zoom sur l’équipe mixte de Turquie

Un bel exemple à suivre
vendredi 23 juin 2017
par  eps
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Ce mercredi 21 juin, j’ai choisi de suivre une équipe qui m’a séduit tant par son esprit sain et chaleureux que par ses particularités : il s’agit de l’équipe mixte de Turquie.

Pad, l’un des deux capitaines de l’équipe, a accepté de répondre à quelques questions et nous livre l’histoire toute récente de l’ultimate dans son pays.

C’est la première fois que la Turquie est représentée dans un championnat du monde d’ultimate. En effet, l’activité a commencé à se développer il y a 8 ans seulement sur le campus universitaire d’Istamboul, et les adeptes turcs sont encore peu nombreux. La fédération nationale n’est pas encore structurée et le développement de l’ultimate reste pour le moment l’affaire de quelques centaines de passionnés qui œuvrent pour faire connaître ce sport. Des expériences de sensibilisation et de formation ont été tentées dans plusieurs lycées d’Istamboul,, d’Ankara et d’’Izmir mais à l’heure actuelle, ce sont surtout les universitaires qui sont les porte-paroles de l’activité dans leur pays, et désormais dans le monde.
Pad est très attaché aux valeurs de partage que véhicule l’ultimate. Rencontrer et se mesurer en toute amitié et en toute simplicité à d’autres équipes du monde entier a été la source de motivation principale. C’est d’ailleurs cette amitié entre ces joueurs et joueuses qui a réellement permis de mener à bien ce projet d’équipe nationale. Et le choix de s’engager dans la catégorie mixte est un symbole encore plus fort.
« Des hommes et des femmes vivent ensembles tous les jours. Cette catégorie mixte reste le reflet et le prolongement de la vie de tous les jours. Nous jouons ensembles, nous gagnons ou nous perdons ensembles. Nous partageons nos joies, mais aussi nos questions, nos difficultés, nos peines et nos espoirs ensembles. Et finalement, nous grandissons ensembles, comme dans la vie... »

Aujourd’hui, l’équipe turque vient de perdre un match de poule contre l’Inde. Mais ce n’est pas le score qui importe. Chacun a cherché à donner le meilleur de soi pour la victoire. Et, en définitive, l’issue du match reste toujours la même. Les deux équipes se retrouvent pour la ronde, dédriefent ensemble des détails qui ont fait que, selon chaque point de vue, le score a basculé en faveur de l’une ou l’autre des deux équipes, et, finalement, on se congratule, on récompense à sa manière le meilleur joueur et la meilleure joueuse de chaque équipe, puis on se quitte en s’embrassant et en applaudissant.

Bravo à ces jeunes turques pour ce bel exemple d’humilité, de passion et de détermination !!!

Pour ma part, cette rencontre aura été l’une des plus belles et des plus émouvantes de ce championnat. Il existe des instants où, même en situation compétitive, la victoire n’est pas à rechercher sur le tableau du score, mais dans les sourires des athlètes.

Michel VALENTIN